Les 749 · Basses-Alpes

Claude-Louis Réguis

Département
Basses-Alpes
Naissance
16 mars 1755, à Grenoble
Mort
30 avril 1832, à Briare
Ordre en 1789
Tiers état — Fils de maître Jean-François Réguis, avocat consistorial au parlement de Dauphiné, et lui-même avocat puis procureur-syndic de Sisteron : famille de robe non anoblie.

Né à Grenoble en 1755, fils d'un avocat consistorial au parlement de Dauphiné, Réguis exerce le barreau avant la Révolution et se trouve procureur-syndic de Sisteron lorsque les Basses-Alpes l'élisent à la Convention en septembre 1792. Il siège parmi les modérés. Au procès du roi, il le déclare coupable, se prononce pour l'appel au peuple en refusant de croire que la nation réclame du sang, ce qui lui vaut les huées de la Montagne, conclut à la détention pendant la guerre suivie de l'exil à la paix sous peine de mort, et vote le sursis. Réélu aux Anciens, puis désigné au Corps législatif jusqu'en 1803, il siège encore à la Chambre des Cent-Jours et meurt à Briare en 1832.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    Oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    Oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    Détention pendant la guerre et exil à la paix, sous peine de mort

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    Oui

Profil de vote : Les appelants. Le vote pour l'appel au peuple est le marqueur des « appelants ». Combiné à une peine autre que la mort immédiate, il dessine la position que la Montagne reprochera à la Gironde.

Ce qui reste incertain

  • Les prénoms divergent : Sycomore et Robert & Cougny donnent Charles, Louis, Claude, et le corps de l'article de Wikipédia le nomme Charles Louis, tandis que la Liste comparative des cinq appels nominaux imprimée en 1793 porte Cl.-Louis Reguis pour les Basses-Alpes, comme la donnée importée. La forme Claude-Louis, appuyée sur la source contemporaine, a été conservée.
  • Le lieu de naissance importé, Sisteron, vient de la confusion avec sa charge de procureur-syndic de cette ville : Sycomore, Robert & Cougny qui cite l'acte, et Wikipédia s'accordent sur Grenoble.

Corrections apportées

Divergences relevées entre la donnée importée et les sources consultées. La valeur retenue est celle de droite.

  • naissance.lieuSisteronGrenoble

SourcesSycomore, Assemblée nationaleClaude Louis RéguisGallica, BnF · Fiche vérifiée le 18 août 2026