Méthode

D'où viennent ces données, comment elles ont été vérifiées, et ce qu'elles ne disent pas.

La source

Les quatre appels nominaux sont relevés député par député dans l'article« Votes sur la mort de Louis XVI » de Wikipédia en français, sous licence CC BY-SA 4.0. Cet article ne publie lui-même aucun total : les décomptes ci-dessous sont calculés à partir des 749 lignes.

Les réponses sont conservées verbatim. Une formule de peine longue est reproduite en entier : c'est le vœu du député, pas une étiquette. Le classement en catégories sert à compter, jamais à remplacer ce qui a été dit.

Ce que la vérification a produit

Les 749 fiches ont été reprises une à une sur la base Sycomore de l'Assemblée nationale — qui reproduit le Dictionnaire des parlementaires français de Robert et Cougny — puis recoupées avec l'article encyclopédique correspondant, et selon les cas avec les Archives parlementaires, les catalogues de la noblesse convoquée en 1789 et les dictionnaires biographiques régionaux.

  • 331 corrections consignées, sur 259 fiches.
  • 869 incertitudes déclarées, sur 565 fiches.
  • 14 défauts de la source corrigés et signalés sur la fiche concernée.

Une divergence entre deux sources n'est jamais tranchée au jugé. Quand elle ne peut pas l'être, la date est ramenée à ce qui est sûr — l'année, le mois — ou laissée vide, et les deux leçons sont écrites sur la fiche.

Les décomptes

L'article source ne publie aucun total : ceux-ci sont calculés à partir des 749 lignes. Ils ont été réconciliés avec ceux que les Archives parlementaires impriment elles-mêmes, appel par appel — c'est ce contrôle qui a révélé les derniers votes fautifs de la source.

Pourquoi ce site compte 388 et non 387

Le total de 387 voix pour la mort est celui que la tradition retient. Ce site en compte 388, et l'écart tient à un seul homme : Chedaneau, député de la Charente. Il déclare au fauteuil voter la mort avec l'amendement de Mailhe — ce qui le range parmi les 387 —, mais les deux relevés officiels du scrutin l'en séparent et le classent à part. Le maintenir dans ce total est défendable, l'en retirer aussi.

Plutôt que de trancher en silence, ce site suit la déclaration du député et le dit. La fameuse « majorité d'une voix » a toujours été cela aussi : une question de classement autant que de comptage.

Troisième appel nominal — la peine
La mort, sans condition361
La mort, avec l'amendement Mailhe27
La mort, sous condition ou avec sursis43
Détention, réclusion ou bannissement290
Abstention ou récusation5
Absent23
Non classé0
Pour la mort, toutes formes confondues388
Les autres appels
AppelOuiNonAutre
Culpabilité705044
Appel au peuple28642439
Le sursis31038059

L'ordre d'appartenance en 1789

Les trois ordres sont ceux des États généraux de 1789, abolis dès 1789. La Convention nationale ne siège pas par ordres : ses députés sont élus en septembre 1792 au suffrage universel masculin. Ce classement indique l'ordre d'appartenance à la veille de la Révolution, non une appartenance de 1793.

Deux de ces ordres portent un repère, rappelé dans la liste des 749 et sur chaque fiche. Le tiers état n'en porte aucun : il compte 622 députés sur 749, et c'est la case laissée vide qui fait ressortir les autres.

Tiers étatN'appartenait ni au clergé ni à la noblesse à la veille de 1789.622
ClergéÉtait clerc en 1789 — prêtre, curé, chanoine, évêque ou moine.52
NoblesseÉtait noble en 1789, par naissance ou par charge anoblissante.43
IndéterminéLes sources consultées ne permettent pas de trancher.32

Une particule ne vaut jamais preuve de noblesse : les noms de terre bourgeois, les offices non anoblissants et les formules d'honorabilité comme « noble homme », qui en Bretagne et dans l'Ouest qualifient la bourgeoisie, ont été écartés sur pièce. Les ministres protestants relèvent du tiers état, l'ordre du clergé des États généraux n'ayant réuni que le clergé catholique.

Couverture

  • 749 fiches vérifiées sur 749.
  • 253 portraits.
  • 741 députés ont un article encyclopédique ; 8 n'en ont pas.

Sans article : Étienne Deydier (Ain) · Antoine-François Gauthier des Orcières (Ain) · Jean-Baptiste Royer (Ain) · Grégoire-Marie Jagot (Ain) · Jean-Luc-Anthelme Mollet (Ain) · Jean-Marie François Merlino (Ain) · Pierre-François-Félix-Joseph Giraud (Allier) · Joseph Mailhes (Cantal). Leur état civil a été établi directement sur les sources d'archives.

Dernière génération : 18 août 2026.