Les 749 · Seine-et-Oise

Antoine-Joseph Gorsas

Portrait de Antoine-Joseph Gorsas
François Bonneville · Public domain · Wikimedia Commons
Département
Seine-et-Oise
Naissance
24 mars 1752, à Limoges
Mort
7 octobre 1793, à Paris
Ordre en 1789
Tiers état — Fils de Jean-Baptiste Gorsas, cordonnier à Limoges ; destiné à l'état ecclésiastique, il refusa d'entrer dans les ordres et vécut de l'enseignement puis de sa plume.

Fils d'un cordonnier de Limoges, né en 1752, Gorsas fit de bonnes études grâce à des protections locales mais se déroba à la carrière ecclésiastique qu'on lui destinait. Précepteur à Paris, il ouvrit vers 1779 à Versailles une maison d'éducation, publia des satires qui lui valurent des ennemis puissants et un emprisonnement. La convocation des États généraux en fit un journaliste : son Courrier de Versailles, devenu Courrier des quatre-vingt-trois départements, attaqua la cour sans relâche. Élu en septembre 1792 par l'Orne et par Seine-et-Oise, il opta pour ce dernier département. Au procès, il jugea le roi coupable, réclama l'appel au peuple, conclut à la détention pendant la guerre puis au bannissement perpétuel, et refusa le sursis. Proscrit avec les Girondins, mis hors la loi, il fut repris à Paris et guillotiné le 7 octobre 1793.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    détention pendant la guerre et bannissement perpétuel à la paix

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    non

Profil de vote : Les appelants. Le vote pour l'appel au peuple est le marqueur des « appelants ». Combiné à une peine autre que la mort immédiate, il dessine la position que la Montagne reprochera à la Gironde.

Ce qui reste incertain

  • Le lieu de sa detention d'avant 1789 varie : Robert & Cougny parle de la Bastille en 1781, l'article de Wikipedia en francais de Bicetre en 1788. La biographie ne tranche pas.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleAntoine-Joseph GorsasListe des membres de la Convention na… · Fiche vérifiée le 18 août 2026