Les 749 · Morbihan

Yves-Marie Audrein

Portrait de Yves-Marie Audrein
Hippolyte Berteaux · Public domain · Wikimedia Commons
Département
Morbihan
Naissance
14 octobre 1741, à Gouarec
Mort
19 novembre 1800, à Kerfeunteun, aujourd'hui Quimper (Finistère)
Ordre en 1789
Clergé — Prêtre en 1789 : professeur au collège de Quimper puis préfet des études au collège Louis-le-Grand à Paris.

Yves-Marie Audrein naquit à Gouarec en octobre 1741, d'une famille modeste. Prêtre, il enseigna au collège de Quimper avant de devenir préfet des études au collège Louis-le-Grand, à Paris. Il prêta le serment constitutionnel et fut vicaire général de l'évêque constitutionnel de Vannes ; le Morbihan l'envoya à l'Assemblée législative en 1791, puis à la Convention en septembre 1792. Au procès, il déclara le roi coupable, demanda l'appel au peuple, vota la mort en se ralliant à l'amendement de Mailhe sur le moment de l'exécution et accorda le sursis. Ses interventions portèrent surtout sur l'instruction publique. Sacré évêque du Finistère en 1798, il fut tué par des chouans près de Quimper en novembre 1800.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    la mort avec l'amendement de Mailhe tendant à examiner s'il est politique et utile de presser ou de retarder l'exécution

    Classé : La mort, avec l'amendement Mailhe

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    oui

Profil de vote : Les appelants. Le vote pour l'appel au peuple est le marqueur des « appelants ». Combiné à une peine autre que la mort immédiate, il dessine la position que la Montagne reprochera à la Gironde.

Ce qui reste incertain

  • Lieu de mort divergent : Sycomore, d'après Robert et Cougny, l'inscrit à Briec ; les sources bretonnes situent l'attentat à Kerfeunteun, sur l'ancienne route de Quimper à Châteaulin, commune aujourd'hui intégrée à Quimper. Kerfeunteun est retenu ici.
  • La date de l'attentat est donnée dans la nuit du 18 au 19 novembre 1800 : le 19 novembre est retenu, sans vérification de l'acte de décès.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleskoluhelarvro.bzhYves Marie Audrein · Fiche vérifiée le 17 août 2026