Mathurin-Jean-François Obelin
- Département
- Ille-et-Vilaine
- Naissance
- 21 janvier 1736, à Ploërmel (aujourd'hui Morbihan)
- Mort
- 22 novembre 1819, à Rennes (Ille-et-Vilaine)
- Ordre en 1789
- Tiers état — Son acte de baptême qualifie son père de noble homme, sieur du Mesnil : en Bretagne cette formule désigne la bourgeoisie de notables et non la noblesse, qui se dit écuyer.
Né à Ploërmel en 1736 dans une famille de notables bretons, Obelin appartient au monde de la robe provinciale et publie en 1785 un mémoire sur la navigation intérieure de la Bretagne. Juge du district de Saint-Malo et haut juré d'Ille-et-Vilaine, il est élu en septembre 1792 député de ce département à la Convention, le neuvième sur dix. Au procès de Louis XVI il conclut à la culpabilité, demande l'appel au peuple, réclame la réclusion pendant la guerre puis la déportation à la paix, et vote le sursis. Défenseur des Girondins, décrété d'arrestation en octobre 1793, il est réintégré après thermidor, siège aux Cinq-Cents puis au Corps législatif, devient conseiller à la cour impériale de Rennes et meurt dans cette ville en 1819.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
oui
Quelle peine sera infligée à Louis ?
la réclusion pendant la guerre, et la déportation à la paix
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
oui
Ce qui reste incertain
- L'ordre des prénoms varie : Sycomore et le Dictionnaire des parlementaires donnent Jean-François, Mathurin ; Wikipédia et la donnée importée donnent Mathurin-Jean-François. Il signait ses rapports J.-F. Obelin.
- Sa profession avant 1789 n'est établie par aucune des sources consultées, qui ne le mentionnent qu'à partir de ses fonctions judiciaires de 1790. La Biographie bretonne de Levot ne lui consacre aucune notice : faute de troisième source, son classement au tiers état repose sur la seule formule de son acte de baptême citée par Robert et Cougny.