Louis Turreau-Linières
- Département
- Yonne
- Naissance
- 18 septembre 1761, à Évreux (Eure)
- Mort
- 7 avril 1797, à Coni, Piémont
- Ordre en 1789
- Tiers état — Fils d'un receveur des domaines d'Évreux, d'une famille d'officiers royaux dont le privilège tenait aux charges : le grand-père du général son cousin était huissier-audiencier, et Linières comme Garambouville ne sont que des noms de terre.
Né à Évreux en 1761, fils d'un receveur des domaines et cousin du futur général des colonnes infernales, Turreau-Linières s'engagea quelques années comme soldat avant d'acheter son congé. Il épousa en août 1789 la veuve du président Davout, s'établit près de Tonnerre, devint administrateur de l'Yonne en 1790 et suppléant à l'Assemblée législative, où il ne siégea pas. Lié à Lepeletier de Saint-Fargeau, il fut élu député de l'Yonne à la Convention en septembre 1792, troisième sur neuf. Il siégea à la Montagne, déclara Louis coupable, refusa l'appel au peuple, motiva longuement son vote pour la mort et rejeta le sursis. Envoyé en mission dans l'Ouest, il y prescrivit des mesures d'une extrême rigueur. Commissaire à l'armée d'Italie, il mourut à Coni en 1797.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
Oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
Non
Quelle peine sera infligée à Louis ?
La mort
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
Non
Ce qui reste incertain
- Le catalogue de La Roque et Barthélemy porte un Turreau de Linières, seigneur d'Averon, Garambouville, Saint-Martin-la-Campagne et Gadenvilliers, parmi ceux qui envoyèrent procuration à l'assemblée de la noblesse d'Évreux en 1789. Il s'agit du chef de la branche possédant les fiefs, non du conventionnel, et la lignée est décrite par ailleurs comme une famille d'officiers royaux ; le classement au tiers état reste donc discutable.