Louis-Étienne Beffroy
- Département
- Aisne
- Naissance
- 2 avril 1755, à Laon
- Mort
- 6 janvier 1825, à Liège
- Ordre en 1789
- Tiers état — Fils d'Étienne-Nicolas Beffroy, lieutenant de la maréchaussée de Laon, office qui n'anoblissait pas ; Beauvoir est un nom de terre, sans noblesse établie.
Louis-Étienne Beffroy, dit aussi Beffroy de Beauvoir, naît à Laon en 1755, fils d'un lieutenant de la maréchaussée ; son frère cadet est l'écrivain qui signait Cousin Jacques. Officier du génie puis de cavalerie, il commande en 1777 la compagnie de cadets envoyée au roi de Pologne, et sert en 1789 aux grenadiers royaux de Champagne. Député à l'assemblée bailliagère de Laon, procureur de la commune et membre du directoire de l'Aisne, il est élu à la Convention en septembre 1792. Au procès du roi, il le déclare coupable, accepte l'appel au peuple, invoque contre lui la loi qui frappe les conspirateurs et vote la mort, sans accorder le sursis. Rallié aux modérés après thermidor, député aux Cinq-Cents, exilé comme régicide en 1816, il meurt avocat à Liège en 1825.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
Oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
Oui
Quelle peine sera infligée à Louis ?
La mort
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
Non
Ce qui reste incertain
- Robert et Cougny écrivent qu'il vota en outre pour le sursis, alors que la fiche et Wikipédia le donnent contre. La contradiction n'a pas pu être tranchée sur les procès-verbaux.
- Sa carrière d'officier avant 1789 pourrait supposer des preuves de noblesse, mais aucune source consultée n'en fait état et son père occupait un office roturier : le classement au tiers état reste le plus probable sans être certain.