Louis Antoine Léon Florelle de Saint-Just

- Département
- Aisne
- Naissance
- 25 août 1767, à Decize (Nièvre)
- Mort
- 28 juillet 1794, à Paris
- Ordre en 1789
- Tiers état — Famille non noble du Nivernais : son père, parti du rang, était capitaine de cavalerie et chevalier de Saint-Louis, distinction qui ne conférait pas la noblesse, et Ernest Hamel, qui publie l'acte de baptême, écarte expressément la noblesse prêtée à cette maison ; aucun Saint-Just ne figure parmi les gentilshommes convoqués du Soissonnais en 1789.
Fils aîné d'un capitaine de cavalerie retiré du service, chevalier de Saint-Louis, et de la fille d'un notaire royal de Decize, Saint-Just naquit dans cette ville en 1767 et grandit à Blérancourt. Après le collège de Soissons il fut clerc chez un procureur, publia en 1789 un long poème satirique et servit dans la garde nationale de son bourg. Trop jeune pour la Législative, il fut élu par l'Aisne à la Convention en septembre 1792 et en devint le plus jeune membre. Il soutint dès octobre que le roi devait être jugé en ennemi : il le déclara coupable, écarta l'appel au peuple, vota la mort et refusa le sursis. Entré au Comité de salut public, envoyé aux armées, il fut guillotiné avec Robespierre le 28 juillet 1794.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
Oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
Non
Quelle peine sera infligée à Louis ?
La mort
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
Non
Ce qui reste incertain
- Les prénoms flottent selon les sources : l'acte de baptême reproduit par Hamel ne porte que Louis-Antoine, Léon ayant été ajouté par la famille ; la liste officielle des Archives parlementaires (tome 52) et Sycomore donnent Antoine-Louis-Léon-Florelle, dans cet ordre. Aucun arbitrage n'est proposé ici et la forme importée est laissée telle quelle.
- La particule et le surnom de terre Richebourg ne recouvrent aucune noblesse établie : la veuve conservait, il est vrai, l'exemption d'impôt attachée au service de son mari, privilège qui n'emportait pas anoblissement.