Joseph-Antoine Boisset
- Département
- Drôme
- Naissance
- 7 octobre 1748, à Montélimar
- Mort
- 15 septembre 1813, à Montboucher-sur-Jabron
- Ordre en 1789
- Tiers état — Avocat à Montélimar, fils de Joseph Boisset, receveur des tailles qualifié conseiller du roi — office de finance qui ne conférait pas la noblesse.
Joseph-Antoine Boisset naît à Montélimar en 1748, fils d'un receveur des tailles. Avocat dans sa ville, il devient administrateur du district en 1790, puis la Drôme l'élit à la Convention en septembre 1792 ; il y siège avec la Montagne. Au procès de Louis XVI, il vote la culpabilité, se prononce pour l'appel au peuple, opine pour la mort et refuse le sursis. Représentant en mission dans le Midi, en Hérault et dans le Gard, il y presse la levée des troupes et la répression du fédéralisme, puis, après thermidor, poursuit les militants les plus avancés. Membre du Conseil des Anciens, écarté par le 18 brumaire, il termine inspecteur des poids et mesures puis conseiller de préfecture, et meurt en 1813.
Ses quatre votes
Défaut de la source, corrigé et signalé. L'article porte « oui » au deuxième appel nominal. Les Archives parlementaires le donnent « non » à l'appel par département de la Drôme le 15 janvier et dans la liste récapitulative du même jour, comme la Liste comparative imprimée en 1793 et la notice de l'Assemblée nationale.
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
non
Quelle peine sera infligée à Louis ?
la mort
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
non
Ce qui reste incertain
- Sycomore le fait mourir à Lyon le 15 septembre 1813, Wikipédia et Wikidata à Montboucher-sur-Jabron à la même date ; le lieu de deces n'a pas pu être tranché et la valeur importée a été conservée.
- Sycomore indique qu'il refusa l'appel au peuple, là où la fiche relève un oui ; le vote n'a pas été modifié.
- L'office de receveur des tailles tenu par son père n'a pas pu être vérifié dans une source généalogique : un anoblissement familial, quoique peu probable pour cette charge, n'est pas formellement écarté.