Les 749 · Puy-de-Dôme

Jean-Robin Laloue

Département
Puy-de-Dôme
Naissance
12 novembre 1735, à Montluçon
Mort
25 janvier 1822, à Paris, ancien 1er arrondissement
Ordre en 1789
Tiers état — Fils de Joachim Robin de Bellair, conseiller du roi receveur au grenier à sel de Montluçon, office de finance non anoblissant, et lui-même officier parvenu au grade de major sans qu'aucune source ne lui attribue de noblesse.

Né à Montluçon en 1735, fils d'un conseiller du roi receveur au grenier à sel de la ville, Laloue fait carrière dans les armes : campagnes de Hanovre, de Corse et d'Amérique, capitaine de grenadiers, puis major au régiment de Hainaut et chevalier de Saint-Louis. Retiré du service avant la Révolution et établi à Issoire, il est élu premier suppléant du Puy-de-Dôme à la Convention en septembre 1792 et y siège aussitôt, en remplacement de Thomas Paine, qui avait opté ailleurs. Au procès de Louis XVI, il déclare le roi coupable, demande l'appel au peuple, vote néanmoins la mort et refuse le sursis. Lié aux Girondins, il proteste contre le 31 mai, échappe à la détention, passe aux Cinq-Cents et meurt à Paris en 1822.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    la mort

    Classé : La mort, sans condition

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    non

Profil de vote : Profils mixtes. Le centre : la mort mais oui à l'appel au peuple, la détention mais non à l'appel, la mort assortie d'un sursis… les combinaisons que ni l'un ni l'autre bord ne revendique.

Ce qui reste incertain

  • Forme du nom : Sycomore et Wikipédia le nomment Jean Robin Belair Laloue, tandis que Robert & Cougny appellent le père Joachim Robin de Bellair. Le rapport entre le patronyme Robin de Bellair et le nom Laloue sous lequel il siège n'a pas pu être établi, et la forme importée n'a donc pas été corrigée.
  • Ordre de 1789 : la particule des noms Robin de Bellair et Hémard de Saint-Mars, le grade de major et la croix de Saint-Louis pourraient faire penser à la noblesse, mais aucune source consultée ne l'atteste et l'office paternel n'anoblissait pas.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleJean Laloue · Fiche vérifiée le 18 août 2026