Jean-Pierre-André Amar

- Département
- Isère
- Naissance
- 11 mai 1755, à Grenoble
- Mort
- 21 décembre 1816, à Paris
- Ordre en 1789
- Noblesse — Issu d'une famille du Dauphiné anoblie par les offices, il avait acquis peu avant la Révolution une charge de trésorier de France, office conférant la noblesse.
Jean-Pierre-André Amar naît à Grenoble en 1755 dans une famille enrichie par les offices : son grand-père dirigeait la Monnaie de la ville, son père était avocat au parlement de Paris. Reçu avocat au parlement de Grenoble, il venait d'acquérir une charge de trésorier de France quand la Révolution éclate. Élu par l'Isère en septembre 1792, il siège à la Montagne et se signale par ses attaques contre les émigrés. Au procès de Louis XVI, il compte parmi les plus pressants : il vote la culpabilité, refuse l'appel au peuple, opine pour la mort et rejette le sursis. Rapporteur de la mise en accusation des Girondins, chargé de missions rigoureuses dans les départements, président de la Convention en avril 1794, il s'effacera ensuite et meurt à Paris en 1816.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
non
Quelle peine sera infligée à Louis ?
la mort
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
non
Ce qui reste incertain
- Prénoms divergents : Jean-Pierre-André chez Wikipédia et dans le Dictionnaire historique de la Révolution française de Soboul, Jean-Baptiste-André sur la fiche Sycomore et dans le Dictionnaire des parlementaires. La donnée importée n'a donc pas été modifiée.
- Le classement en noblesse repose sur la charge de trésorier de France acquise à la veille de 1789 et sur la mention d'une famille anoblie chez Wikipédia : le degré de cet anoblissement, personnel ou héréditaire, n'a pas pu être établi.