Les 749 · Ain

Jean-Marie François Merlino

Département
Ain
Naissance
8 décembre 1737, à Lyon
Mort
16 octobre 1805, à Fareins (Ain)
Ordre en 1789
Tiers état — Fils d'Antoine Merlino, banquier à Lyon, et homme de loi à Trévoux avant la Révolution : milieu de négoce et de robe, sans charge anoblissante ni état clérical.

Fils d'Antoine Merlino, banquier à Lyon, et de Françoise Mandiot, Jean-Marie-François Merlino naquit dans cette ville en 1737 et exerçait comme homme de loi à Trévoux avant la Révolution, dont il devint juge au tribunal en 1790 ; il offrit en 1791 d'entretenir à ses frais deux gardes nationaux. Élu en septembre 1792 député de l'Ain à la Convention, le sixième et dernier de sa députation, il s'assit à la Montagne. Il déclara le roi coupable et, se disant lié par la loi qu'il avait ouverte comme juge, vota la mort puis refusa le sursis. Secrétaire de l'assemblée, envoyé en mission dans le Rhône avec Amar, il passa aux Anciens en 1795, puis aux Cinq-Cents. Il mourut à Fareins en 1805.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

Défaut de la source, corrigé et signalé. L'article porte « Oui » au deuxième appel nominal, comme l'appel par département de l'Ain. Mais les Archives parlementaires se contredisent : la liste récapitulative « ONT VOTÉ NON » du 15 janvier le nomme, et il est absent de celle des « oui ». La Liste comparative imprimée en 1793 et le Dictionnaire des parlementaires portent également « non ».

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    Oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    Non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    La mort

    Classé : La mort, sans condition

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    Non

Profil de vote : La mort, sans appel ni sursis. Les bancs hauts : le profil de vote le plus tranché contre le roi — refus de renvoyer le jugement au peuple, la mort, refus du sursis.

Ce qui reste incertain

  • Vote sur l'appel au peuple : les Archives parlementaires se contredisent. L'appel nominal par département du 15 janvier 1793 porte, pour l'Ain, Merlino oui ; mais l'annexe officielle du même jour, qui récapitule le scrutin par ordre alphabétique, le range parmi ceux qui ont voté non, et Robert et Cougny écrit qu'il vota la mort sans appel ni sursis. Deux attestations sur trois donnent donc non, ce que rend vraisemblable son appartenance à la Montagne, mais le relevé par département, qui fait foi ailleurs, dit oui. Le désaccord n'a pas pu être tranché et le vote de la fiche n'a pas été touché.
  • Prénoms : Sycomore l'appelle Jean-François Marie Merlino. Guiffrey, qui suit les procès-verbaux électoraux, donne Jean-Marie-François, forme retenue par la fiche et conservée ici.
  • Aucune notice moderne ni aucun article encyclopédique ne lui est consacré : tout ce qui précède repose sur Robert et Cougny, sur les Archives parlementaires et sur Guiffrey. Sa formation, ses activités entre 1799 et sa mort, et le lieu de sa sépulture restent inconnus.
  • L'âge déclaré en l'an III, cinquante-sept ans et neuf mois, relevé par Guiffrey, s'accorde avec une naissance en décembre 1737 et confirme indirectement la date de Robert et Cougny ; celle-ci n'a cependant pas pu être vérifiée sur un acte.

SourcesSycomore, Assemblée nationalearchive.orgarchive.org · Fiche vérifiée le 18 août 2026