Jean Jay
- Département
- Gironde
- Naissance
- 30 décembre 1743, à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde)
- Mort
- 9 septembre 1807, à La Nougarède, commune du Fleix (Dordogne)
- Ordre en 1789
- Tiers état — Pasteur réformé, formé à Genève et exerçant en Hollande : l'ordre du clergé des États généraux était exclusivement catholique, et les protestants, dont le culte n'était toléré que depuis 1787, relevaient du tiers état ; sa famille, des notaires de Castillon, était roturière.
Jean Jay naquit en 1743 à Sainte-Foy-la-Grande, dans une famille protestante de notaires du Bordelais. Formé à la théologie à Genève, il exerça le ministère en Hollande avant de rentrer en France au début de la Révolution ; les actes le qualifient alors avocat. Administrateur de la Gironde en 1791, il fut élu par ce département à l'Assemblée législative, puis en septembre 1792 cinquième de ses dix députés à la Convention. Il siégea à la Montagne, déclara le roi coupable, écarta l'appel au peuple et le sursis, et vota la peine de mort. Secrétaire de la Convention, président du club des Jacobins, membre des comités de sûreté générale et d'instruction publique, il ne fut pas réélu en 1795, reprit son ministère au Fleix et y mourut en 1807.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
non
Quelle peine sera infligée à Louis ?
la mort
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
non
Ce qui reste incertain
- Sycomore intitule sa fiche Jean Jay de Sainte-Foy, désignation d'usage tirée de sa ville natale que ni Robert & Cougny ni Wikipédia ne portent au patronyme : elle n'a pas été retenue.
- Le classement au tiers état d'un pasteur réformé est un choix de méthode, l'ordre du clergé de 1789 n'ayant réuni que le clergé catholique. Un lecteur cherchant les anciens ministres du culte ne le trouvera donc pas au clergé.