Les 749 · Rhône-et-Loire

Jean-Baptiste Pressavin

Département
Rhône-et-Loire
Naissance
30 mars 1734, à Beaujeu (Rhône)
Mort
9 août 1800, à Charentay (Rhône)
Ordre en 1789
Tiers état — Chirurgien à Lyon, fils d'un avocat en parlement et juge prévôt ; aucune noblesse n'est établie, la qualification de noble portée par l'acte de baptême étant celle dont usait la bourgeoisie lyonnaise.

Jean-Baptiste Pressavin naît à Beaujeu, en Beaujolais, en 1734, dans une famille de robe : son père est avocat en parlement et juge prévôt. Chirurgien à Lyon, il publie en 1769 un traité des maladies des nerfs, puis en 1785 un ouvrage d'hygiène. Officier municipal et substitut du procureur de la commune, il tente en septembre 1792 de protéger des prisonniers royalistes, et se trouve élu au même moment député de Rhône-et-Loire à la Convention, où il siège à la Montagne. Au procès du roi il rejette l'appel au peuple, vote la mort et refuse le sursis. Exclu du club des Jacobins en 1793 après une dénonciation, revenu au Conseil des Cinq-Cents en 1798, il meurt à Charentay en août 1800.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    Oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    Non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    La mort

    Classé : La mort, sans condition

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    Non

Profil de vote : La mort, sans appel ni sursis. Les bancs hauts : le profil de vote le plus tranché contre le roi — refus de renvoyer le jugement au peuple, la mort, refus du sursis.

Ce qui reste incertain

  • Robert & Cougny qualifie son père de noble dans l'extrait de l'acte de baptême, mais aucune source ne documente une noblesse de la famille et les professions exercées, avocat et chirurgien, sont roturières : le classement au tiers état reste sous réserve.
  • Robert & Cougny comme le cadre d'état civil de Sycomore le disent mort à une date inconnue ; la date du 21 thermidor an VIII, soit le 9 août 1800, à Charentay, vient de l'état civil conservé aux Archives départementales du Rhône et cité par Wikipédia.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleJean-Baptiste Pressavin · Fiche vérifiée le 18 août 2026