Les 749 · Finistère

Jacques Queinnec

Département
Finistère
Naissance
23 mars 1755, à Kerbolot-Bras, en Guimiliau (Finistère)
Mort
26 avril 1817, à Guiclan (Finistère), manoir de Kermorvan
Ordre en 1789
Tiers état — Cultivateur et marchand de toiles au manoir de Kermorvan, en Plounéour-Ménez, issu des familles de laboureurs-négociants du Léon dites juloded ; roturier, il est seulement l'un des dix commissaires chargés en avril 1789 de rédiger le cahier général.

Né en 1755 à Kerbolot-Bras, en Guimiliau, Queinnec appartient aux familles de laboureurs et marchands de toiles du Léon enrichies par le commerce des lins. Établi au manoir de Kermorvan, en Plounéour-Ménez, il y est cultivateur et fabricant à la veille de la Révolution, et compte en 1789 parmi les rédacteurs du cahier général. Administrateur du Finistère en 1790, il est élu le 8 septembre 1792 député de ce département à la Convention. Au procès du roi il se dit non juge, tient Louis pour coupable, demande l'appel au peuple, se prononce pour la détention pendant la guerre puis l'éloignement à la paix, et vote le sursis. Protestataire contre la proscription des Girondins, incarcéré de 1793 à 1794, il siège ensuite aux Cinq-Cents et meurt à Guiclan en 1817.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    détention pendant la guerre et bannissement à la paix

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    oui

Profil de vote : Les appelants. Le vote pour l'appel au peuple est le marqueur des « appelants ». Combiné à une peine autre que la mort immédiate, il dessine la position que la Montagne reprochera à la Gironde.

Ce qui reste incertain

  • Date de décès : le corps de l'article de Wikipédia le fait mourir le 17 avril 1817, alors que son propre résumé introductif, Sycomore et la notice Robert & Cougny donnent tous trois le 26 avril 1817 ; le 26 a été retenu, la mention du 17 paraissant une coquille interne à l'article, dont la référence renvoie précisément à la fiche de l'Assemblée nationale.
  • Formule de la peine : la fiche relève un vote pour la détention pendant la guerre et le bannissement à la paix, tandis que Robert & Cougny comme Wikipédia rapportent sa déclaration en termes de détention pendant la guerre et de déportation à la paix. Le vote n'a pas été touché ; l'écart porte sur le mot, non sur le sens de la peine.
  • Lieu de naissance : Sycomore et Robert & Cougny disent seulement Guimiliau ; Wikipédia précise le village de Kerbolot-Bras, aujourd'hui rattaché à la commune de Saint-Sauveur, d'après les Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, ouvrage non consulté ici.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleJacques Queinnec (1755-1817) · Fiche vérifiée le 18 août 2026