Jacques-François-Charles Monnot
- Département
- Doubs
- Naissance
- 21 juillet 1743, à Quingey (Doubs)
- Mort
- 21 mai 1825, à Chenecey-Buillon (Doubs)
- Ordre en 1789
- Clergé — Chanoine à Besançon avant la Révolution ; Guiffrey en fait le seul chanoine de la Convention dans son recensement des cinquante et un conventionnels issus du clergé.
Né en 1743 à Quingey, Monnot était chanoine à Besançon avant la Révolution. Devenu président du département, il fut élu en août 1791 député du Doubs à l'Assemblée législative, où il opina avec la majorité réformatrice, puis réélu en septembre 1792 à la Convention, quatrième sur six. Au procès du roi il écarta l'appel au peuple et vota la mort sans sursis, jugeant que l'intérêt du peuple s'accordait avec la justice. Secrétaire de l'assemblée, il se consacra aux questions de comptabilité et de finances, qu'il suivit encore aux Cinq-Cents. Conservateur des forêts puis receveur général du Doubs, nommé maire de Besançon pendant les Cent-Jours, il fut exilé en 1816 et rentra en 1819. Il mourut à Chenecey-Buillon en 1825.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
non
Quelle peine sera infligée à Louis ?
la mort
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
non
Ce qui reste incertain
- La liste électorale de 1791 dressée par Kuscinski le qualifie d'homme de loi, quand Robert & Cougny et Guiffrey le disent chanoine à Besançon ; les deux qualités ne s'excluent pas, mais la source de la première n'a pas été retrouvée.