François Chabot

- Département
- Loir-et-Cher
- Naissance
- 23 octobre 1756, à Saint-Geniez-d'Olt (Aveyron)
- Mort
- 5 avril 1794, à Paris
- Ordre en 1789
- Clergé — Capucin au couvent de Rodez depuis 1772, gardien de la maison sous le nom de frère Augustin, puis vicaire épiscopal de l'évêque constitutionnel de Blois.
Fils du cuisinier du collège de Rodez, Chabot entra en 1772 chez les capucins de cette ville, où il devint gardien du couvent sous le nom religieux d'Augustin. Un panégyrique aux accents politiques lui valut en 1789 l'interdiction de prêcher dans le diocèse. Il se rallia à la Révolution, devint vicaire épiscopal de Grégoire à Blois, et Loir-et-Cher l'envoya à la Législative en 1791, puis à la Convention en septembre 1792. Membre du Comité de sûreté générale, orateur des plus véhéments, il déclara Louis coupable, écarta l'appel au peuple comme le sursis et vota la mort. Compromis dans la liquidation de la Compagnie des Indes, arrêté puis joint au procès des dantonistes, il fut guillotiné à Paris le 5 avril 1794.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
non
Quelle peine sera infligée à Louis ?
la mort
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
non
Ce qui reste incertain
- Sa naissance est datée du 22 octobre 1759 par la base de l'Assemblée nationale et par la notice Robert et Cougny, du 23 octobre 1756 par Wikipédia, Wikidata et la monographie de Joseph de Bonald (1908) dont le titre même porte les dates 1756-1794. La notice retient 1756, mais l'écart n'est pas tranché par une pièce d'état civil.
- Le tableau des mandats de Sycomore rattache son siège de conventionnel à l'Aveyron, alors que le texte de Robert et Cougny sur la même page, ainsi que la liste des députés des Archives parlementaires, le donnent élu par Loir-et-Cher.