André Réal

- Département
- Isère
- Naissance
- 10 novembre 1755, à Grenoble
- Mort
- 18 octobre 1832, à Grenoble
- Ordre en 1789
- Tiers état — Avocat au parlement de Grenoble en 1789, fils de Jean Réal, trésorier receveur des émoluments du sceau à la chancellerie, office de finance qui ne conférait pas la noblesse ; aucun Réal ne paraît dans la convocation de la noblesse du Dauphiné.
Né à Grenoble en 1755, baptisé dans la paroisse Saint-Hugues, fils d'un officier de finance de la chancellerie, Réal est avocat au parlement de sa ville quand la Révolution commence. Président de l'administration du district de Grenoble en 1790, il est élu par l'Isère à la Convention en septembre 1792 et siège dans la Plaine. Au procès du roi il conclut à la culpabilité, puis, jugeant qu'un Louis vivant et flétri est moins dangereux qu'un Louis supplicié, demande la détention sauf à la commuer plus tard en bannissement perpétuel, et refuse le sursis. Lié aux Girondins, il échappe à la proscription, passe aux Cinq-Cents puis à la magistrature, et préside la cour impériale de Grenoble jusqu'en 1815. Il meurt dans sa ville natale en 1832.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
oui
Quelle peine sera infligée à Louis ?
détention pendant la guerre, sauf à commuer cette peine dans des temps plus calmes en un bannissement perpétuel
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
non
Ce qui reste incertain
- Le vote sur l'appel au peuple est contesté par la source de référence : Robert & Cougny écrit qu'il rejeta l'appel et lui prête au deuxième appel nominal la formule je vote pour non, alors que la Liste comparative des cinq appels nominaux imprimée en 1793 porte oui dans cette colonne, comme la fiche du site. Le vote affiché n'a pas été touché, mais la contradiction est réelle et mériterait le dépouillement des Archives parlementaires.